Lecture audio de l'article

Dimanche 6 décembre - 17h

Orchestre national d’Île-de-France

Après avoir créé un véritable cataclysme esthétique et ouvert la voie de la modernité musicale en composant Le Sacre du printemps (1913), Igor Stravinsky s’est immergé dans le patrimoine baroque et s’est ingénié à emprunter et à transformer plusieurs mélodies de compositeurs italiens (comme Pergolèse, Gallo, Monza, Parisotti...) pour la composition de Pulcinella (1919). Dans cette partition, il joue autant qu’il questionne le patrimoine européen sans jamais déroger à sa signature personnelle.

Quand il s’agissait pour Beethoven d’imposer à Vienne son style véhément, très développé, contrasté et si puissant, jamais il ne détruira pour autant l’héritage classique de ses aînés (Mozart et Haydn). Plus que toutes les autres, sa Septième symphonie (créée en 1813) porte la trace formelle de cette tradition même si elle renferme, à n’en pas douter, un discours et une allure d’une toute autre nature...

Depuis le début des années 1990, les œuvres du compositeur estonien Erkki-Sven Tüür (né en 1959) commencent à être jouées et mieux connues en Europe. Coloriste d’exception, il compose surtout pour l’orchestre et compte plusieurs concertos à son catalogue dont Prophecy (2007) : une œuvre à découvrir pour ses sonorités nouvelles, magiques et presque irréelles, qui associe le grand orchestre à l’accordéon dont Tüür ne néglige à aucun moment l’héritage traditionnel. 


Direction : Mihhail Gerts
Accordéon : Ksenija Sidorova

Durée : 1h40 (entracte compris) - Tarif A

Une action culturelle « Rendez-vous avec Beethoven et les musiciens de l’orchestre » vous sera proposée au Centre d’arts municipal Jean-Pierre Jouffroy, quelques jours avant le concert. Sur inscription au 01 45 13 88 24.