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Le Conseil municipal a présenté, jeudi 14 avril, un vœu pour la création d’un plan d’urgence pour l’école et une dotation exceptionnelle pour Bonneuil et le Val-de-Marne. Objectif ? Dénoncer la dégradation des conditions d’exercice des professionnels de l’éducation et de l’accompagnement éducatif et social, notamment des Accompagnants d’enfants en situation de handicap (AESH).

Les AESH sont mobilisés depuis le 10 janvier 2022 contre la précarité de leurs emplois, de leurs salaires. Les conditions d’exercice des professionnels de l’éducation et de l’accompagnement éducatif et social, se dégradent de plus en plus.

En soutien aux revendications des enseignants et des parents d’élèves, les élus du conseil municipal de Bonneuil, à l’unanimité, appellent à signer les pétitions portées par les organisations syndicales et les associations de parents d’élèves départementales, pour la création d’un plan d’urgence pour l’école de la réussite, à Bonneuil et en Val-de-Marne, comprenant les moyens financiers et humains, pour permettre aux enfants d’apprendre dans de meilleures conditions et rattraper le retard dû à trois années de crise sanitaire et sociale.

Ils exigent une véritable campagne nationale de formation et de créations de postes d’enseignant·e·s et d’AESH pour relever le défi d’un enseignement de qualité, l’annulation des quatre fermetures de classes conditionnelles et la confirmation des ouvertures attendues dans les écoles de Bonneuil, une revalorisation de la dotation horaire globale au collège Paul-Éluard pour conserver des effectifs par classes inférieurs à 24, et qu’il n’y ait aucune suppression de postes.

 

"Nous avons reçu les AESH en délégation le 1er avril. Nous soutenons leur mobilisation depuis début janvier 2022, pour garantir la qualité de leurs missions d’accompagnement auprès des enfants porteurs de handicap et leurs familles. Nous exigeons pour les AESH, un vrai salaire, un statut de fonctionnaire et une formation reconnue, l’abandon du Pôle inclusif d’accompagnement localisé (PIAL), qui aggraverait les inégalités éducatives pour les enfants en situation de handicap (perte de repères et du goût des apprentissages, isolement, risques de déscolarisation...) ; et un recrutement permettant que tous les besoins (notifications) soient satisfaits."

Virginie DOUET, 1re adjointe déléguée à l’enfance et aux relations avec l’Éducation nationale