Infirmières, parents, retraités, salariés, agents en première ligne, bénévoles d’associations solidaires, dirigeants de clubs sportifs… Comment vivent-ils au quotidien la pandémie de Coronavirus, le confinement ou leurs conditions de travail en cette période d’État d’urgence sanitaire. Témoignages…

Sommaire

Charlène KHAMOUGUINOFF Aide-soignante à l’hôpital intercommunal de Créteil

Luis RIZZO Agent municipal, volontaire pour le portage des repas à domicile

Jean-Georges BELMONT Président du comité local du Secours populaire français

Laure CHOEL 80 ans, habitante de la rue Frédéric-Mistral

Florbela GUILLAUME Propriétaire du salon « Amenzo coiffure », avenue du Colonel Fabien

Sokun CHEAV Pharmacien 23 avenue du colonel Fabien

Broby AKMEL 33 ans, entrepreneur, marié, père de deux enfants, quartier libertés

Justine UNZEL 32 ans, danseuse professionnelle et professeure de danse au CSMB

Julie DENIS 37 ans, aide-soignante réserviste et voisine solidaire, mère de trois enfants de 5, 7 et 10 ans

Jonathan DELAHAYE Directeur de l’antenne Croix rouge de Bonneuil

Gilles GATINEAU Président de la section football du CSMB (546 licenciés)

Ferhat BENCHELOUCHE Pâtissier au Fournil de Bonneuil, 15 av. du Colonel-Fabien

Adam BOUFERMACHE 16 ans, lycéen en filière communication visuelle

Maria TADDEI Veuve, 78 ans, Haut-Bonneuil

Charlène KHAMOUGUINOFF

Aide-soignante à l’hôpital intercommunal de Créteil

Je fais partie des personnels réquisitionnés à l’hôpital. Je suis en pneumologie. L’hôpital a ouvert un service spécifique, dans le cadre du plan blanc. Il est en deuxième ligne pour recevoir les patients du secteur après l’hôpital Pitié Salpêtrière (13e). Au plan familial, l’organisation est difficile. J’ai deux enfants de 4 et 7 ans et un mari qui travaille au Min de Rungis, de nuit, réquisitionné également. Je vais faire appel à la mairie de Bonneuil pour la garde des garçons en journées. Je ne sais pas comment nous allons gérer les nuits à venir car l’hôpital nous demande d’envisager d’y rester… C’est très angoissant. Après une journée de travail à l’interco, je me déchausse devant la porte de mon appartement, je place mes vêtements dans la machine à laver, je me douche et à ce moment seulement, j’embrasse mes enfants… Ils ont du mal à contrôler la situation, bien sûr. C’est dur pour tout le monde. Je n’ai qu’un mot à dire à ceux qui nous lisent : restez chez vous ! Le virus peut vivre 4h sur l’asphalte. Des gens crachent, ne respectent pas les consignes. Nous n’y arriverons pas si tout le monde ne joue pas le jeu.

« Je n’ai qu’un mot à dire à ceux qui nous lisent :

restez chez vous ! »

Luis RIZZO

Agent municipal, volontaire pour le portage des repas à domicile

Je suis en temps normal référent du dispositif du Projet de réussite éducative, spécifiquement auprès des collégiens de Paul-Éluard. Là, avec le confinement, nous n’avons plus de contacts avec les familles, si ce n’est par téléphone, nous n’avons plus de suivi avec le collège, les enseignants et nos partenaires : la MJC, la Maison de la réussite, le club Léo-Lagrange, les éducateurs de Pluriels 94, la psychologue… Le suivi du dispositif et les activités se sont arrêtées. Du coup, ma responsable m’a demandé si j’acceptais de venir en aide au Centre municipal d’action sociale. J’ai dit oui. Aussi, je conduis le camion frigorifique, dans lequel sont stockés les repas que la Ville livre au domicile d’une vingtaine de Bonneuillois, chaque jour. Je le fais depuis la semaine dernière, à raison d’une à quatre fois par semaine, de 8h30 à 11h. J’avoue que j’appréhende un peu mais je suis protégé car la Ville nous fournit chaque jour un masque, des gants et du gel hydroalcoolique. Je pense qu’il faut être solidaire dans ce moment difficile et qu’il faut savoir donner de soi. C’est important que tout le monde le fasse, ne serait-ce qu’un peu… C’est ça le service public.

Jean-Georges BELMONT

Président du comité local du Secours populaire français

Compte tenu de nos petits locaux de la rue des Varennes, nous ne pouvons accueillir le public en toute sécurité sanitaire. C’est pourquoi, nous avons suspendu nos permanences. Mais nous restons joignables par téléphone. Nous consultons quotidiennement notre boite vocale.

La distribution alimentaire est notre priorité, d’autant que les Restau du cœur sont actuellement fermés pour préparer leur campagne d’été. D’autant également que les écoles et restaurants scolaires étant fermés, les enfants sont dans leurs familles. Il y a donc plus de personnes à nourrir. Nous avions l’habitude d’organiser 2 distributions de colis alimentaires par mois et pour 200 personnes. En cette période, ce sera 4 et sur rendez-vous pour éviter trop de monde en même temps. Nous distribuons toujours à la salle Fabien que la Ville met à notre disposition. Nous allons devoir recevoir les gens à la porte pour le respect des consignes sanitaires et leur remettre ainsi leur colis.

Le Sirm, qui habituellement alimente les restaurants scolaires, maisons de retraite, etc., nous fait don de denrées qu’il avait en stock, avant qu’elles ne périssent. Deux agents municipaux et du Sirm viendront aussi nous aider lors des prochaines distributions. Deux conseillers municipaux nous ont aussi rejoints. Nous sommes en nombre suffisant, à 8 personnes. Nous ne sommes pas en quête d’une aide humaine ce mois-ci, mais probablement en avril. Et bien sûr, nous sommes en permanence en quête de dons de produits alimentaires et d’hygiène. Car nous puisons dans nos stocks versés par le Fonds d’aide européens aux plus démunis pour que les colis soient plus consistants.

La solidarité s’organise par téléphone en premier lieu avec les bénéficiaires. Beaucoup nous font un accueil très chaleureux, sont heureux de nous entendre. Certains bien-sûr nous expliquent combien il est difficile pour eux de devoir rester enfermés. C’est bien normal. Nous maintenons le lien social.

Comité local du Secours populaire. 1 rue des Varennes. Tél. : 01 43 77 79 80.

« Je ne comprends pas que les transports en commun soient encore en service et que les conducteurs de bus, par exemple, ne portent pas de masques… »

Laure CHOEL

80 ans, habitante de la rue Frédéric-Mistral

J’ai la chance d’avoir mon fils, tout près, qui m’aide pour les courses. Je m’adapte sans mes activités habituelles à l’extérieur. Je vais en profiter pour trier des affaires, chose que je repoussais jusqu’ici par manque de temps. Le Gouvernement aurait dû prendre ces mesures de confinement bien avant. Je ne comprends pas que les transports en commun soient encore en service et que les conducteurs de bus, par exemple, ne portent pas de masques… Quant aux rayons à moitié vides des magasins alimentaires, je comprends aussi la peur des gens. Mais il ne faut pas dramatiser.

Florbela GUILLAUME

Propriétaire du salon « Amenzo coiffure », avenue du Colonel Fabien

Je suis complètement perdue… J’ai dû fermer le salon et placer mon apprentie en chômage partiel. J’attends les informations du Gouvernement pour les entreprises comme la mienne car les charges sont là, le loyer, le crédit, etc. Je suis très inquiète pour mes parents qui sont eux, au Portugal et qui commencent aussi à se confiner… Mes enfants de 15 et 21 ans gèrent leurs études. Le plus jeune est censé passer le brevet des collèges en fin d’année, je ne sais pas ce que cela va donner. Le côté sympa de cette aventure c’est que des clientes m’appellent pour des conseils capillaires !

Sokun CHEAV

Pharmacien, 23 avenue du Colonel Fabien

Nous avons imprimé et affiché toutes les consignes de sécurité qui nous ont été envoyées par les syndicats ou l’Ordre des pharmaciens. Nous avons matérialisé tout un fléchage au sol pour que les patients ne se croisent pas dans la pharmacie, plus le balisage des distances de sécurité entre deux personnes. Nous avons également mis en place des hygiaphones en plexiglas à chaque comptoir, nous portons des gants et des masques pour protéger à la fois les patients et le personnel. Avec le confinement, autant vous dire que l’activité est très calme. Par contre, le téléphone n’arrête pas de sonner. Les Bonneuillois nous demandent essentiellement des masques, du gel hydroalcoolique, des gants et des thermomètres. Mais les masques sont réquisitionnés pour le personnel de santé. Chaque professionnel, selon son métier, a droit à une dotation de 6 à 18 masques par semaine pour travailler dans de bonnes conditions. Concernant le gel hydroalcoolique, cela fait longtemps que l’on est en rupture de stock. Nous en recevons quelque fois, mais au compte-goutte. Nous avons quelque peu adapté nos horaires d’ouverture. Nous fermons actuellement à 19h30 au lieu de 20h. Si j’avais un conseil à donner à la population ? Pensez à bien vous laver les mains, à respecter les gestes barrières, les mesures d’hygiène sont primordiales ! Surtout restez confinés, respectez les consignes de sécurité sanitaire, c’est le meilleur médicament qui soit !

Broby AKMEL

33 ans, entrepreneur, marié, père de deux enfants, quartier libertés

C’est une période assez délicate. Seuls les magasins alimentaires sont ouverts. Je suis papa de deux jeunes enfants âgés de 2 et 4 ans. Le plus petit est en crèche et la plus grande est scolarisée à l’école Notre-Dame, en grande section de maternelle. Elle a donc des devoirs. Elle fait ses coloriages, elle met ses lettres en place, elle travaille sur « La chenille qui fait des trous », un exercice fort sympathique qui lui permet de se familiariser avec les jours de la semaine, les fruits et les légumes et à savoir compter. Le but ultime étant que la chenille se transforme en papillon (rires).

On ne sort pas du tout, mais on essaie de s’occuper au mieux. On alterne temps de classe, breaks, siestes, jeux… Ce n’est pas évident pour nous parents, car les enfants nous interpellent toutes les cinq minutes… Mais c’est un mal pour un bien. On optimise ce confinement. Il nous permet de souffler un peu, de revenir aux choses simples, de partager des temps de jeux, de lecture avec nos enfants, de les dorloter un peu plus, de renforcer nos liens familiaux. Alors que d’habitude, c’est un peu la course…

Justine UNZEL

32 ans, danseuse professionnelle et professeure de danse au CSMB

« Stay home and dance ! »

Dans ce contexte inédit de crise sanitaire, nous avons la « chance » d’avoir les réseaux sociaux pour garder le lien. La moyenne d’âge des 300 danseurs et danseuses, qui suivent mes cours de Modern’ jazz, street jazz ou de zumba, est de 14-16 ans. Du coup, nous communiquons beaucoup sur Instagram, YouTube et Facebook. Je leur ai préparé des tutos de chorégraphies en modern’ et street jazz, d’environ 20 minutes. Je les publie, ils les regardent, ils se filment à la maison, dans leur salon, dans leur jardin… et les repostent. Certains sont ravis, car ils sont stressés par cette situation. L’application Zoom me  permet de répéter en direct avec les élèves. Je propose également sur Instagram, des lives de Zumba, d’une heure. Jeudi dernier, ils étaient 180 à le suivre. Je le reprogramme jeudi 26 mars. Ces outils numériques sont utiles pour maintenir les danseurs en forme, les préparer au retour et aux représentations des 12, 13 et 14 juin !

Vous avez envie de vous trémousser et de vous défouler en famille ? Suivez la prochaine session live de Zumba proposée par Justine, jeudi 26 mars, de 19h à 20h, compte @justinesmile, sur Instagram.

Les tutos sont disponibles sur la chaine YouTube : Justine Unzel

Justine et ses danseurs vous envoient un peu de joie et de légèreté, sur un son de Lady Gaga ! N’hésitez pas à partager ! Ils en ont besoin !

Julie DENIS

37 ans, aide-soignante réserviste et voisine solidaire, mère de trois enfants de 5, 7 et 10 ans.

Dans mon immeuble rue du Dr-Roux, j’ai mis des affiches du kit d’entraide au voisinage, de l'association Voisins solidaires, pour rompre l'isolement des voisins qui n'osent pas toujours demander de l'aide. J’y ai indiqué mes coordonnées pour leur venir en aide s'ils en ont besoin. Sur une seconde affiche, les voisins indiquent leurs besoins : « J’aimerais que l’on m’accompagne à la pharmacie », ou « que l’on m’aide pour les courses ». Du coup, dès que je le peux et avec les moyens dont je dispose, je rends service en sortant les poubelles d’une personne à mobilité réduite, en récupérant des courses au drive pour une maman qui n’a pas de véhicule, en allant aux courses ou en pharmacie, en réservant des billets d’avion pour les personnes peu à l’aise avec la langue française et Internet… Si je peux aider, je le fais de bon cœur. C’est assez naturel chez moi. Je n’attends rien en retour. Mes voisins le savent. Je le fais depuis toujours. Je n’ai pas attendu cette crise sanitaire pour m’y mettre. La solidarité ce n’est pas que chez soi mais autour de soi et toute l’année. Pas uniquement en période de confinement.

« La solidarité ce n’est pas que chez soi mais autour de soi et toute l’année. Pas uniquement en période de confinement. »

Jonathan DELAHAYE

Directeur de l’antenne Croix rouge de Bonneuil

La Croix rouge de Bonneuil, dans le contexte épidémique actuel, se met à disposition du Val-de-Marne. C’est une ambulance avec quatre équipiers secouristes pilotée par le Samu et un minibus pour la direction territoriale de la Croix rouge qui intervient sur les mises à l’abri des personnes. Nos interventions à 30% relèvent du secours à victimes et  à 70% concernent le virus Covid-19.

Nous sommes équipés pour ce type de situation. Les EPI (Équipements de protection intégrale) sont toute l’année dans nos véhicules d’intervention. Nos camions sont désinfectés après chaque transport et à chaque suspicion, il y a une procédure spécifique de tout enlever et désinfecter, laver le sol, tout passer au produit. Une intervention prend au moins 1h30, depuis les mises en protection, les bilans, le transport à l’hôpital jusqu’à la désinfection. Notre mission est là. C’est un réel engagement.

Au niveau social, idem. Les personnels ont été mis à disposition de la direction territoriale de la Croix rouge (basée à Limeil-Brevannes) pour l’assistance téléphonique et la livraison de paniers alimentaires aux personnes vulnérables en situation d’isolement social confinées chez elles. Il existe un numéro vert pour en bénéficier : 09 70 28 30 00 (7 j/7). Plus d'infos sur https://fcld.ly/brp32h1

Gilles GATINEAU

Président de la section football du CSMB (546 licenciés)

Nous avons annulé tous nos tournois de football professionnels à destination des jeunes, à savoir ceux du week-end de Pâques et ceux des 1er et 8 mai. Notre souci sera la reprise. Il nous reste huit matchs de championnat à boucler pour cette saison. C’est la Fédération française de football qui va trancher. Si on reprend les entraînements en juin, c’est ce qui semble se profiler, ce sera compliqué de jouer ces huit matchs de championnat restants. Je vais faire une proposition aux instances dirigeantes : que l’on fasse une année blanche, qu’il n’y ait ni montées, ni descentes et que l’on redémarre la saison en septembre. À savoir également, nous avons pris la décision de ne pas demander de chômage partiel pour nos 22 éducateurs sportifs et de maintenir leur rémunération pour le mois de mars. La situation est compliquée avec ce confinement. Mais, nous n’avons pas d’autre choix. C’est la santé qui est prioritaire, et ce, pour tout un chacun.

Ferhat BENCHELOUCHE

Pâtissier au Fournil de Bonneuil, 15 av. du Colonel-Fabien

Nous avons eu beaucoup de monde pendant la première semaine de confinement. Les clients faisaient la queue sur le trottoir et achetaient beaucoup de pain, pour plusieurs jours. C’est plus calme sur cette deuxième semaine. Les gens viennent moins et ont compris qu’on faisait toujours du pain, des viennoiseries, des pâtisseries... Les fournisseurs continuent à nous livrer la farine et tout ce dont on a besoin alors on peut continuer à travailler. Bien sûr, on ne prépare plus de sandwichs car les employés qui nous les achetaient ne sont plus au travail. C’est sûr que les gens sortent beaucoup moins. Certains viennent une fois par semaine en prévoyant leur pain sur 7 jours. Ils respectent bien les consignes de protection. Ils rentrent un par un dans la boutique et gardent bien un mètre de distance avec les autres clients et nous-mêmes. On va essayer de tenir le coup. Mais cette situation fait peur…

Adam BOUFERMACHE

16 ans, lycéen en filière communication visuelle

« Je reste en contact avec mes ami.es sur les réseaux sociaux et je fais des jeux en ligne avec certains. Je fais aussi du sport à la maison comme je ne peux pas en faire dehors. »

Si on commence à être négatifs, ça ne va pas le faire… Il faut tenir mentalement pendant le confinement. C’était compliqué pour moi, les premiers jours, bien sûr, comme pour tout le monde. Là, j’ai trouvé mon rythme, un équilibre. Je travaille mes cours en ligne avec mes profs et je suis en contact avec mon groupe classe. J’ai des devoirs à envoyer, ça marche bien. C’est à nous de bien nous organiser. Il y a des délais à respecter mais bon… On a le temps... Sinon, je reste en contact avec mes ami·e·s sur les réseaux sociaux et je fais des jeux en ligne avec certains. Je fais aussi du sport à la maison comme je ne peux pas en faire dehors. J’en fais même plus qu’en temps normal. Des tractions, des pompes, des haltères… Mes parents étant séparés, je vis chez mère et j’ai l’habitude de voir mon père régulièrement chez lui. Là, je ne sais pas trop comment on va s’organiser. Mais ça va le faire. En fait, mes journées passent plutôt vite.

Maria TADDEI

Veuve, 78 ans, Haut-Bonneuil

« Il ne faut pas se décourager. On va y arriver ! »

Ce confinement ? Je le vis bien, ça va. On suit les recommandations du gouvernement et celles de monsieur le maire, qui nous a écrit la semaine dernière et nous a laissé un numéro d’appel à contacter en cas d’urgence. Du coup, je ne fréquente plus l’espace Louise-Voëlckel, où j’avais mes activités. Le personnel de l’équipement m’appelle tous les jours pour prendre de mes nouvelles. Mes deux petites filles, âgées de 18 et 23 ans, ne veulent pas non plus que je sorte. Elles sont à la maison avec moi. La plus jeune révise le Baccalauréat ; la seconde, est en télétravail. Je continue mes activités préférées : la peinture et le jardinage. J’ai préparé des semis de tomates et Œillets d’Inde. Cela fait du bien de les voir pousser aussi vite. Je ne suis pas la plus malheureuse car j’ai une maison avec un jardin. J’ai de la famille dans l’Oise et en Italie, dont je suis originaire, des régions très frappées par le coronavirus. J’ai appelé. Je suis rassurée, tout le monde va bien. Il ne faut pas se décourager. On va y arriver !