Tribune du groupe Élu·e·s Communistes et Partenaires

Face à l'épidémie : solidaires, lucides et déterminé·es.

Je veux dire notre solidarité et notre compassion à toutes celles et ceux qui ont perdu des proches dans la crise sanitaire dramatique que nous traversons.

Je salue le travail des personnels soignants et de toutes et tous les travailleuses et travailleurs mobilisé·es contre l'épidémie. Je pense particulièrement à l'implication de nos agents, qui font vivre la solidarité, portent des repas aux ancien·nes, aident les plus fragiles pour leurs courses, ou encore gardent nos rues propres, action essentielle contribuant à contenir l'épidémie ; malgré des conditions particulières.

Nous le voyons encore aujourd'hui, Bonneuil est une ville solidaire à tous les niveaux.

Mais le bilan est grave, et nous devons rester lucides en ce qui concerne le confinement, seule mesure efficace si elle est doublée de dépistages de masse et de distribution des équipements indispensables par l'État (masques, gels désinfectants, etc). La proposition du président Macron d'ouvrir dès le 11 mai crèches et écoles est irresponsable et montre le mépris de l'exécutif pour les travailleuses et travailleurs concerné·es.

Comment ne pas souligner la responsabilité du gouvernement et des gouvernements précédents dans la crise que nous vivons, notamment par la suppression de dizaines de milliers de postes dans la fonction publique hospitalière, malgré un besoin en personnel de soins de 400 000 postes en plus ? Quand les soignants étaient dans la rue, réclamant de meilleures conditions de travail, ils étaient dispersés à coups de matraques, LBD, et lacrymogènes.

Le capitalisme et son obsession pour la rentabilité ont liquidé notre capacité à protéger les Français·es, avec par exemple la fermeture par Honeywell en 2018 de son dernier site français, à St Brieuc (capacité annuelle de 110 millions de masques).

Alors que le confinement est nécessaire, comme la distribution de masques, le gouvernement permet aux multinationales et leurs auxiliaires de continuer à produire malgré les risques de contagion !

Pourquoi ? Au nom des bénéfices à engranger pour satisfaire les actionnaires. Le « plan de lutte » coronavirus du gouvernement ne prévoit donc que d'augmenter le temps de travail, réduire les congés, réduire les temps de repos obligatoires. Si guerre il y a, c'est une guerre des actionnaires pour le profit dans laquelle ils envoient mourir au travail des dizaines de milliers de Français·es.

Nous exigeons que toute structure non nécessaire à lutter contre l'épidémie et maintenir des conditions de vie décentes soit fermée, et que les personnes mises au chômage technique soient rémunéré·es à 100% ! Les moyens existent, dans les coffres-forts des évadés fiscaux et des actionnaires du CAC40 !

Il faut donc créer immédiatement les conditions d'un basculement politique et économique complet, puisque le capitalisme démontre à nouveau son incapacité face à la crise. Pour le « jour d'après », nous devons construire une issue juste, écologiste et sociale.

Gardons espoir, soyons solidaires, soyons déterminés, lucides, combatifs !

Sandra Besnier, présidente du groupe des élu·es communistes et partenaires.

Tribune du groupe Élu·e.s socialistes

CONSTRUISONS ENSEMBLE UN NOUVEAU MONDE !

Cette crise sanitaire mondiale du coronavirus a clairement semé la désolation dans nos pays et dans le monde.

Mais regardons la situation sous un autre angle. En quelques jours, la pollution a baissé, on a commencé à avoir du temps, tellement de temps que nous ne savons plus quoi en faire, alors qu'il y a beaucoup à faire ,  à apprendre et à rattraper surtout .....

Les parents redécouvrent leurs enfants et les familles retrouvent le plaisir d’être ensemble. Nous redécouvrons le pouvoir liant des discussions en famille ou dans nos communautés sociales.

La communication semble  relancée de manière posée et bienveillante : nous nous reparlons et nous écoutons.

Tout cela bouleverse nos interactions sociales et marque, espérons-le, un mouvement qui doit prospérer. Hier, au nom de la performance de notre économie, il fallait travailler en cadence. Toujours plus, c’est ainsi que pouvait se résumer notre ambition commune.

Et brusquement, face à la crise sanitaire qui nous menace, tout ceci apparaît bien dérisoire. Soudain, nous comprenons la valeur de la solidarité, de la bienveillance et  de l’altruisme.

Comment en sommes-nous arrivés là ?

Depuis des années, nos sociétés développées sont rongées par le virus du néolibéralisme que la plupart des gens ont renoncé à combattre. Il provoquait des hallucinations, nous laissant croire que notre vie s’améliorait, que nous allions vivre plus heureux y compris si cela devait se faire aux dépens d’autres peuples ou en sacrifiant la nature. Grand mal nous a pris!

Progressivement, cette idéologie ultra-libérale  a  contaminé notre pays et ceux qui le gouvernent. Ces derniers, se sont mis à penser que le pays qu’ils avaient hérité de leurs parents était ringard, qu’il fallait le moderniser à tout prix.

Nous devions tous désormais penser performance absolue , rentabilité accrue .  Finalement la France était devenue à leurs yeux une entreprise comme une autre.

Ce que nos gouvernants ne pouvaient pas prévoir, c'était qu’un élément microscopique allait anéantir cette pensée, remettre en cause toutes leurs croyances et relancer les dés. La réalité nous a rattrapé brutalement et nous comprenons à présent  le sens de la formule de Martin Luther King : « Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous mourrons tous ensemble comme des idiots ».

Désormais, plus que jamais, encore plus qu'hier, le monde  doit être regardé à l’aune de cette citation.

Le monde que nous avons connu avec ses barrières et ses frontières n’existe plus. Les échanges planétaires se sont démultipliés et nous ne pouvons plus vivre comme si nos ressources étaient  illimitées , notre intelligence infinie , ou pire que  nous étions seuls au monde, sans nous soucier des autres ou des conséquences de nos actes.

Toutes nos actions ont des répercussions à travers le monde. Notre appétit vers un consumérisme outrancier et la quête insatiable de profits n’a désormais plus de sens.

Au-delà de la réflexion, passons à l'action immédiate pour réinventer ensemble un projet fédérateur. Il placera réellement  l’humain au centre de nos préoccupations, avec partage de  richesses, justice sociale ou promotion du développement durable.

Parlons de justice sociale pour ne prendre qu'un cas parmi mille autres : comment imaginer aujourd’hui amoindrir les pensions de retraites de celles et ceux qui risquent leurs vies chaque jour pour en sauver d’autres ?
Il aura suffi de quelques jours pour éveiller les consciences et ouvrir le champs des possibles.

Il nous appartient de nous saisir de cette opportunité historique de changer de paradigme, de réinventer une économie respectueuse de notre planète et au service de l’humain.

Interrogeons-nous sur notre « humanité » sur les concepts de « mondialisation » de « globalisation » et sur le rôle que nous voulons leur donner. Interrogeons-nous sur le monde que nous souhaitons léguer à nos enfants et aux prochaines générations.

En vérité, nous sommes à la croisée des chemins, dans une époque de transition de la société humaine. Ou c’est la descente dans l’abîme de la barbarie ou c’est le triomphe de l’humanité régénérée. Une régénération à accomplir collectivement, mais nullement dans le cadre du maintien du modèle actuel.

Plaidons alors toutes et tous pour une conversion authentique à la solidarité et à l’intérêt supérieur de l’humain.
N’oublions jamais que rien n’est plus essentiel que les conditions d’une vie digne,  sûre et respectueuse de notre environnement.

A cette crise sanitaire s’ajoute une économique et sociale qui touchera encore plus fortement nos concitoyens les plus fragiles et rendra encore plus difficile les fins de mois.
Nous en appelons à la responsabilité et à la solidarité nécessaire pour que des mesures publiques fortes soient en mise en place pour garantir une vie digne à chacune et chacun.

Tribune collective du groupe.

Tribune du groupe EELV - Bonneuil Écologie

Chères Bonneuilloises, chers Bonneuillois,

Tout d’abord je tiens à vous remercier pour la confiance que vous nous avez témoigné le 15 mars en portant massivement vos suffrages sur notre liste d’union. Mais la satisfaction est supplantée par la gravité des heures que nous vivons. En effet, l’heure est grave !!!

Nous avons tous conscience que cette épidémie marque un tournant dans l’histoire de notre pays et la planète tout entière.

Après un laxisme d’Etat qui fait aujourd’hui courir des risques insensés, des mesures exceptionnelles de restrictions de circulation bouleversent notre quotidien, nos libertés individuelles, nos organisations sociales ainsi que les équilibres économiques à l’échelle planétaire. Ces mesures, aujourd’hui nécessaires, sont causes de fractures sociales, économiques, géographiques…

Nous n’en mesurerons les effets qu’après la fin de cet épisode qui nous ramène quatre-vingts ans en arrière, au temps de la Seconde Guerre mondiale.

Ne laissons pas la peur envahir notre quotidien.

Nous formons une communauté de citoyens et la seule façon de sortir grandis de cette épreuve est de se comporter en citoyens responsables.

Respecter les consignes de confinement ! Protégez-vous et protégez vos proches !

Prenez-des nouvelles des personnes isolés.

L’heure est grave, mais demain sera l’heure d’inévitables changements !!!

Depuis des décennies, les Services Publics sont sacrifiés au nom de politiques budgétaires imposées par l’Europe qui n’ont pour seul objet à terme que d’assurer leur transfert au secteur privé au détriment de chacun de nous.

Hier : la Poste, l’Ecole, les autoroutes, les aéroports, la SNCF, la police, la défense nationale, …

Aujourd’hui, les services hospitaliers se trouvent dans l’incapacité de répondre au drame qui se joue et s’aggrave de minute en minute.

Depuis des décennies, l’appareil industriel a été cassé, exporté et les lieux de production se sont éloignés. Aujourd’hui nous ne sommes plus en mesure de produire les équipements nécessaires en période de crise sanitaire.

Depuis des décennies, le monde agricole est voué au productivisme industriel au détriment de la santé des consommateurs et de la survie des petites exploitations.

Les gilets Jaune, Blanc, Rouge, Vert… nous avaient alertés !!!

Prenons le temps de prendre le temps ! Pensons à nos enfants !

Sabri Mekri, président du groupe EELV - Bonneuil Écologie.