Ouvertures et fermetures de classes, dédoublement des classes de CE1, nouvelle diététique dans les restaurants scolaires, travaux dans les établissements, le tout dans le contexte de la très discréditée loi Blanquer sur l’école, la prochaine année scolaire est en préparation…

Du côté de la carte scolaire, l’Inspection académique annonce la fermeture conditionnelle d’une classe à l’école maternelle Casanova. « Nous sommes surpris, annonce Mireille Cottet, conseillère municipale déléguée aux relations avec l’Éducation nationale. Les effectifs sont constants. Par ailleurs, nous espérons une ouverture de classe dans chacune des écoles élémentaires Eugénie Cotton et Romain Rolland. Les effectifs actuels le laissent envisager. Le maire vient d’adresser un courrier à l’Inspection en ce sens ».

À prévoir également pour septembre : le dédoublement des classes de CE1 après celui des CP cette année. « Les réflexions sont en cours au sein des équipes pédagogiques en veillant à ne pas supprimer les espaces du périscolaire ».

En restauration scolaire, la demande des parents est forte de voir arriver moins de repas carnés, plus de produits bio et le choix entre deux repas chaque jour répondant ainsi à une évolution de la société en matière d’alimentation. Dans ce sens, le maire de Bonneuil a rencontré le Sirm (qui gère la restauration collective) et les deux autres maires des villes adhérentes à ce syndicat pour une réflexion commune et un nouveau projet pour la rentrée. Ses propositions ont reçu un accueil favorable. Ce sont des engagements pris par la municipalité lors des Assises de l’enfance.

Du côté des travaux : une restructuration conséquente du groupe scolaire Eugénie-Cotton et du gymnase. Les élèves de maternelle sont aujourd’hui répartis sur trois sites. L’objectif est de les rassembler sur les deux écoles maternelles originelles. Un programme de travaux global, sur deux années, est inscrit au budget communal prévisionnel à hauteur de 2,5 millions d’euros (les études et attribution de marchés d’entreprises sont en cours).

Repères :

L’école mise à mal dans le projet de loi Blanquer. 

La loi Pour une école de la confiance, dite « Blanquer » adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale le 20 février est bien mal venue à Bonneuil.

Pour Mireille Cottet, parmi les points de discorde, « Rendre l’école obligatoire à 3 ans est une mesure purement économique du gouvernement. 98% des enfants sont déjà scolarisés. Cela contraint les mairies à subventionner les écoles maternelles privées. Il en coûterait 30 000 euros à Bonneuil pour l’école Notre-Dame. » La loi Blanquer prévoit aussi la suppression des directeurs d’écoles avec un regroupement des directions au sein des « établissements publics des savoirs fondamentaux ». À savoir, des collèges…

Ce qui induit, pour Mireille Cottet : « Le démantèlement des équipes pédagogiques, la suppression d’un référent pour les familles et les collectivités ». Sans oublier l’éloignement des domiciles écoles. « Il n’y a pas de visée pédagogique, ce n’est qu’une mesure financière ».