Suite à un incendie du campement de Roms, une véritable chaîne de solidarité s’est mise en action à Bonneuil. Une réponse humaine face à l’abandon par l’État de ces populations. Plus que jamais, le maire et la municipalité exigent la création d’un village d’accueil et d’insertion.

Vendredi 7 février, à 5h30, un des campements roms de Bonneuil, situé le long de la RN 19, à la limite de Boissy-Saint-Léger, a été frappé par un spectaculaire incendie.

Pour venir en aide aux 80 personnes sinistrées, la municipalité a été réactive et a proposé dès 8h, la mise à disposition de la salle familiale municipale, rue des Roses, dans la Zac des Petits carreaux. Une véritable chaine de solidarité s’est mise en action mobilisant les élus et agents municipaux, les Bonneuillois ainsi que de nombreux bénévoles d’associations de solidarité locales, voire au-delà : le Secours populaire français, les Restos du cœur, la MJC, la Croix-Rouge, Rom Europe, Acina, la Paroisse de Villeneuve-Saint-Georges, le Secours catholique de Saint-Maur-des-Fossés, etc. Dans cette chaîne également, de nombreux acteurs économiques et commerçants tels que Leroy Merlin et la brasserie l’Européen.

Aussi, tous ces acteurs de la solidarité sont sur le pont, et se relaient chaque jour, de 8h à 20h, pour accueillir les familles roms, avec une majorité d’enfants. À la salle familiale, hommes, femmes et enfants y trouvent une oreille attentive dans un espace au chaud. À leur disposition des vêtements, des chaussures, des produits d’hygiène, des couvertures… C’est aussi là, que leur sont servis les quatre repas quotidiens (petit-déjeuner, un déjeuner, un goûter et un repas), des boissons chaudes avant de regagner, vers 20h, leur campement de fortune. Seul toit qu’ils aient.

« Une situation inadmissible ! On a frôlé le drame, fustige le maire Patrick Douet. Je suis très en colère car l’État, au lieu de nous aider à créer sur le territoire un village d’insertion sécurisé pour les populations en déshérence, comme notre municipalité ne cesse de le demander depuis quatre ans, n’apporte aucune réponse concrète pour la résorption des bidonvilles aux portes de nos villes et nous laisse seul gérer les populations les plus en difficultés. »

  • Tous dons ou aides sont les bienvenus. Avec des besoins principalement en vêtements chauds, chaussettes, chaussures, et produits infantiles : couches, lait, lingettes de toilette… À déposer sur place, 3 rue des Roses.