#206 Estelle-Sarah BULLE

Un premier roman auréolé de 7 prix littéraires

Là où les chiens aboient par la queue, est le titre insolite de son premier roman. « C’est la traduction de l’expression créole Cé la chyen ka japé pa ké. Cela désigne un lieu très reculé, comme on dirait pétaouchnoc », éclaire la sémillante auteure de 44 ans, originaire de Bonneuil.

Elle y narre, sur plusieurs générations, la fresque familiale, le métissage hérité d’un père guadeloupéen et d’une mère ayant grandi à la frontière franco-belge, l’exil intérieur. L’oeuvre, écrite sur le tard, sommeillait. « J’en ai toujours eu envie. L’écriture et la lecture ont toujours peuplé mes dimanches à Bonneuil. Mais je ne voulais pas le faire en dilettante et m’y consacrer à plein temps. »

Depuis la parution, en août dernier, la romancière, qui porte au pinacle Proust et Chamoiseau, a raflé sept prix littéraires ! Un conte de fée qu’elle savoure et aimerait poursuivre avec son deuxième roman en préparation. On a hâte !

Là où les chiens aboient par la queue est publié aux éditions Liana Levi. Il est en prêt à la médiathèque Bernard-Ywanne

#205 Corinne ISSIGHID

Déterminée !

À 49 ans, cette habitante des Libertés faisait partie des 110 diplômés mis à l’honneur par la Ville en novembre dernier. Elle vient de décrocher un diplôme universitaire de suivi du patient diabétique.

À l’âge de 22 ans, alors qu’elle cherchait un emploi saisonnier, elle a été recrutée aux hôpitaux de Saint-Maurice, où elle est restée 10 ans comme agent des services hospitaliers. À force d’observer ses collègues, elle a tenté le concours d’aide-soignante. Diplôme en poche, elle a pratiqué en médecine et en psychiatrie. Avec toujours cette soif d’apprendre, elle a obtenu son diplôme d’infirmière en 2014.

« On m’a coupé l’herbe sous le pied quand j’étais jeune, confie-t-elle. Je n’ai pas pu faire d’études ».

Aujourd’hui, Corinne prend une revanche sur la vie et se réalise dans les études avec passion et dans son métier avec dévouement. « Je me perfectionne avec divers diplômes. Qui sait, la fin du numerus clausus me permettra peut-être de devenir médecin… » Bravo !

#204 ALAIN et GEORGES font des vidéos

Il filme son père, malade d'Alzheimer, pour stimuler sa mémoire

Alain a 30 ans, est passionné de vidéo. Georges, son père, 81 ans, réside à l’Ehpad Erik-Satie, souffre de la maladie d’Alzheimer.

Voilà 7 mois qu’Alain a ouvert une chaîne, « Georges fait des vidéos », sur la plateforme internet YouTube. Plus de 2 000 abonnés au compteur, des épisodes chaque semaine, des lives, des « vlogs »... Son idée ? : « Stimuler la mémoire de Georges avec des jeux, des discussions, des balades en ville... Il y a pris goût. Il accepte sa maladie et s’est bien fait à l’Ehpad, qu’il définit plutôt comme un hôtel… »

L’octogénaire aux yeux rieurs se prête au jeu et fait montre d’un humour fin. Ancien boxeur et voyageur grâce à ses différents métiers, un peu pianiste aussi, les différents objets posés çà et là dans sa chambre racontent son histoire et activent sa mémoire.

Objectif pour 2019 : un court-métrage sur la maladie d’Alzheimer pour la faire connaître et sensibiliser le grand public.

Découvrez la chaine YouTube de Georges et Alain

#203 Pervin CARBOGA

Les doigts de fée de Bonneuil

Mercredi 2 janvier 2019, Pervin a concrétisé un rêve nourri depuis une dizaine d’années : créer son entreprise, la retoucherie « Les doigts de fée », ouverte au 19 avenue Auguste-Gross.

Un défi qu’elle relève avec lucidité et optimisme. « Je ne gagnerai pas des millions, mais je vais voir du monde, rendre service et donner une seconde vie aux vêtements, un plus pour l’environnement ».

Un choix guère anodin : « Mes parents et mon mari sont du métier. Je baigne dans cet univers depuis mes 10 ans ». Ourlets, cintrages, changements de fermetures éclairs et autres réparations n’ont plus de secret pour cette dynamique quadra qui fourmille d’idées pour l’avenir. « Je vais proposer d’être relais pour de la cordonnerie, le lavage de tapis, aménager un dépôt-vente de vêtements de soirée et exposer des oeuvres fait-main (colliers, tricots…). »

Ouvert du mardi au samedi, de 8h30 à 13h et de 15h30 à 19h30.

#202 Le nouveau Conseil Local de la Jeunesse

La parole aux jeunes !

Katia, Hatice, Nawelle et Ilyes (11-14 ans) ; Mamedi, Sara, Mathilde, Meriem et Jason (15-17 ans) ; ainsi qu’Iyad, Hariette, Sean, Mohammed et Roma (18- 25 ans). Ils sont quatorze volontaires, originaires de tous les quartiers de la ville, à rejoindre le conseil local de la jeunesse (CLJ), nouvel espace de démocratie participative à Bonneuil, installé à l’espace Nelson-Mandela.

Trois collèges : les 11-14 ans, les 15-17 ans et les 18-25 ans sont ici représentés. Leur première réunion mensuelle, avec les animateurs du service municipal de la jeunesse, s’est tenue vendredi 14 décembre. Des séances régulières leur permettront d’exprimer leurs besoins en termes de projets et d’animation. Des souhaits qui seront transmis aux élus municipaux pour étudier les capacités financières.

Rappelons que le CLJ est créé selon la volonté du conseil municipal afin de permettre aux jeunes de s’emparer des questions qui les concernent au quotidien.

#201 Les artistes de Bonneuil Arts et Loisirs

On aime les voir en peinture

Janine, Baya, Jean-Claude, Marie-Thérèse, Rozenn, Bernadette, Colette, Fat, Joëlle, Joëlle, Esther et Roseline… Voici les douze artistes amateurs de l’association Bonneuil Arts et loisirs (BAL). Leurs oeuvres (59) ont été exposées en décembre lors du 13e Salon d’automne, à la médiathèque Bernard-Ywanne.

« Acrylique, pastel, aquarelle, collage… Nous pratiquons différentes techniques, explique Marie-Thérèse Husson, présidente de BAL. Cette exposition, c’est le travail de deux ans. » Vendredi 7 décembre, plus d’une soixantaine de Bonneuillois participait à son vernissage. « Bravo pour ce que vous faites, merci de nous émerveiller avec toutes ces oeuvres ! », les a félicités le maire Patrick Douet. Si la plupart sont retraités, Marie-Thérèse insiste : « Tout le monde peut venir ! Nous nous retrouvons chaque jeudi. Les anciens y forment les nouveaux, c’est vraiment très convivial. »

#200 Des collégiens slameurs

Lyes, Serrine, Ziyade, Lina, Kana, Mendhy, Élodie, Yanis, Kerdja, Yannis, Amine, Asma, Bintou, Kenza, Yassa et Gounedi

Seize jeunes bonneuillois ont participé, durant trois ans, à des ateliers d'écriture sur la laïcité et des valeurs philosophiques de la religion avec la création de slams. Les ateliers ont donné lieu à la réalisation d’un documentaire par Armand Bernardi, dans un projet conduit avec le Club Léo-Lagrange.

Lors de la projection le 18 décembre en avant-première, à la salle Gérard-Philipe, le maire Patrick Douet a tenu à féliciter ces jeunes pour leurs travaux. « La laïcité est souvent mal interprétée dans notre société. Elle fait partie des débats. Les familles ont dans ce projet laissé leurs enfants s’exprimer. »

#199 Annie DUVERGER

Vent debout pour défendre les locataires d’Oradour !

Annie, 71 ans, fait partie de ces retraités dynamiques qui consacrent du temps aux autres. Réélue en décembre au poste d’administratrice CNL dans le Val-de-Marne, chez le bailleur social I3F, elle assure également, et bénévolement, la présidence de l’amicale des locataires CNL de la résidence Oradour-sur-Glane, depuis sa création en 2005. Une résidence, où elle a posé ses valises en 1974, qu’elle défend bec et ongles.

« J’y consacre du temps, mais c’est dans mon tempérament, j’ai besoin de m’occuper, confie cette ancienne secrétaire comptable. Ici, à Oradour, c’est de pire en pire. On attend toujours des travaux d’envergure, mais depuis 2005, chaque année, nous avons des remboursements de charges d’I3F, reversées aux locataires. »

Peu étonnant que l’amicale, qui compte 98 adhérents pour 398 logements, soit une des plus importantes du département.