#222 Olivier GARDELLI

Directeur de la MJC/MPT - Centre social

Depuis 2018, il y développe le projet social issu d’échanges avec les habitants, les élus municipaux et la Caisse d’allocations familiales. Après un parcours universitaire en Sciences de l’éducation, durant lequel il a animé, en 2006, un atelier d’aide à la scolarité à Bonneuil, il a oeuvré à la fédération Île-de-France des MJC et en structures.

« Avec mes collègues et les habitants dont de nombreux bénévoles, nous construisons des projets. La particularité ici ? C’est un lieu commun qui suppose le partage avec des idées fortes. Les 155 adhérents aujourd’hui s’y retrouvent et doivent avoir pleinement le sentiment d’être chez eux ».

Une multitude d’ateliers permanents, l’organisation d’événements, le pilotage du conseil citoyen du quartier Fabien… « C’est le premier poste de direction dans lequel je ressens une véritable articulation avec la politique sociale de la ville. L’espace associatif a du sens et est considéré. »

#221 Ketty Marie MAGDELAINE

Sang pour sang engagée



C’est sourire aux lèvres et sans appréhension que Ketty a donné son sang, le 9 mai, à l’espace Nelson-Mandela. Un premier don à Bonneuil, où elle a posé ses valises en 2017, à Jardins-Césaire, avec son mari et ses deux enfants.

Mais ce n’était pas son premier don. « J’évolue dans le milieu médical. Je suis infirmière de nuit en pouponnière sociale, à Sucy, où nous accueillons des enfants de l’aide sociale à l’enfance. Je suis donc bien placée pour savoir que donner son sang est très important. Les besoins sont immenses et les dons se font rares. C’est un devoir citoyen de le faire quand on le peut », étaye-t-elle.

C’est par une notification de l’application « Bonneuil dans ma poche » qu’elle a eu vent de cette collecte et, promet-elle, « J’essaierai de participer aux prochaines collectes ».

La prochaine aura lieu mercredi 24 juillet, de 14h à 19h, espace Louise-Voëlckel.

#220 Les Collégiens SEGPA de Paul-Éluard

Ulysse à l’hôpital, une odyssée partagée

Chaque semaine, depuis le mois d’octobre, les 4e1 Segpa et leur enseignante Florence Pouliquen partagent avec des enfants atteints du cancer de l’Institut Gustave-Roussy (IGR), une aventure artistique qui associe lecture, écriture et arts plastiques, proposée par la poète Véronique Pittolo.

« C’était émouvant d’aller à leur rencontre, de partager un repas, d’écrire des poèmes, d’étudier les épreuves que le héros Ulysse dans l’Odyssée a dû surmonter pour retrouver son foyer et de visiter ensemble l’expo Homère, au Louvre-Lens », témoignent Abderhaman et ses camarades.

« L’épopée homérique résonne avec les obstacles franchis par les patients, confie la poète. Cette collaboration entre élèves en difficulté scolaire et patients a permis de développer leur imaginaire, de restaurer l’estime de soi, de lutter contre la dévalorisation. »

Assurément un projet original qui se ponctuera d’une exposition en septembre et de la publication d’un livre autour des créations plastiques produites.

#219 Céline et Benjamin LEBAS

Secouristes à 200%

Céline, la maman, est engagée à la Croix rouge française depuis 26 ans. Elle vient de quitter sa fonction de présidente de l’unité locale de Bonneuil mais reste secouriste.

Benjamin, son fils de 13 ans, grandit dans cet engagement familial qui implique aussi son père, sa grande soeur, le mari de sa soeur... 

« Quasiment tous les week-ends, nous sommes sur les événements locaux, à Bonneuil, par convention avec la municipalité, et ici et là dans le Val-de-Marne, commente Céline. Nous sommes engagés à 200% pour l’aide à la personne. Nous gérons la partie secours du Samu, par convention également et déchargeons les pompiers sur les premiers secours ».

Benjamin vient de passer le PSC1 (Prévention et secours civique de niveau 1), accessible dès 13 ans et projette d’adhérer à la Croix rouge dans deux ans. « Pour aider, secourir, soigner. Je pense être bénévole dès que possible », s’enthousiasme-t-il, sous le regard ému de sa mère. Comme une évidence...

#218 Luis CRUZ

Artiste dans les rues

Un globe de plexiglas et un mât en métal constituent pour beaucoup des déchets difficiles à gérer. Pour Luis Cruz, ils constituent de la matière première bienvenue pour créer un octopus, une sculpture qui permettra aussi de créer de la musique dans l’espace public.

Luis arpente donc ce territoire qu’il connaît par coeur à la recherche de matériaux. Arrivé à 4 ans depuis son Portugal natal, il a grandi entre Bonneuil et sa banlieue, Créteil.

Il a dessiné ses premières fresques à la bombe de peinture sur les murs du port : « J’ai fini par avoir une autorisation officielle », précise Luis. Aujourd’hui, l’artiste aux multiples talents a élargi sa palette. Il recycle, sculpte, construit des oeuvres qui trouvent leur place dans la rue.

« Au début, je récupérais ce que je pouvais, parce que je n’avais pas d’argent pour m’acheter du matériel, raconte Luis dans un sourire. Maintenant, ça m’amuse de voir que c’est devenu la mode. »

#217 Amar et Nordine MAHMOUDI

Ils font des champions !

Gymnase Langevin-Wallon, mardi soir. Amar, dit Mamar Mahmoudi observe les jeunes combattants saluer une salle sans spectateurs. Un rituel, qui rappelle que la boxe thaïlandaise, pour spectaculaire qu’elle soit, constitue d’abord un art de l’humilité.

Depuis quarante ans, avec son frère Nordine, il a formé « peut-être un millier de boxeurs » au sein du Mahmoudi Gym. Mamar précise bien : « Nous animons une école, pas un club de boxe. Ce qui m’intéresse, c’est que les gamins remettent dans le grand ring de la vie les valeurs qu’ils apprennent sur le petit ring de la boxe. »

Nordine et Mamar viennent de permettre à Elias de se qualifier pour le One Championship, l’équivalent de la coupe du monde pour les sports de combat piedspoings : du muay-thaï au kickboxing.

Pour autant, ni Mamar ni Nordine ne se croient installés. « Dans le combat, ton principal adversaire, c’est toi-même, avec tes peurs et tes limites », conclut Mamar.

#216 Virginie, Océane et Alizée PEDOUX

Au pas de course

Sur la piste d’athlétisme du stade Léo-Lagrange, Virginie s’échauffe avant de commencer l’entraînement. Sa fille aînée, Océane, fait de même avec une application qui force le respect tandis que la benjamine, Alizée, court après ses copines. C’est donc en famille que les Pedoux préparent la Bonneuilloise, la course populaire organisée par la section athlétisme du CSMB.

Courir, c’est un virus qu’on se passe de mère en fille. Océane a pris sa licence au club il y a 5 ans. Quand le club a relancé la Bonneuilloise, en 2016, Virginie a profité des entraînements gratuits puis elle a rejoint la section.

« S’entraîner en groupe, c’est mieux pour progresser », reconnaît la jeune femme. Si elle se fixe un objectif raisonnable sur le 10 kilomètres, Océane, elle, entend bien retrouver l’or qu’elle a décroché l’an passé sur 3 km.

#215 Alain LEE AH FON

Médaillé du travail

Originaire de l’Île Maurice, Alain est arrivé en France à l’âge de 17 ans. D’abord à Paris 13e puis à Créteil, enfin à Bonneuil en 2005. « C’est une ville qui me plaît. Elle est bien équipée ».

Le 6 avril dernier, il a reçu des mains du maire la médaille d’honneur du travail, celle en or, qui met en lumière 35 années de travail dans le secteur privé. Depuis 35 ans, il oeuvre dans une compagnie d’assurance. « Comme technicien logistique au service courrier de mon entreprise ».

La médaille ? « C’est une reconnaissance pour un service rendu. C’est vrai que je commence à être fatigué. Si tout va bien, je serais en retraite d’ici 2-3 ans. »

Félicitations !

#214 Sarah, Sarang, Toufik, Yolaine… et les autres

Jeunes en maraude solidaire

Tout juste majeurs, ces Bonneuillois ne passent pas leur vendredi à faire la fête mais à distribuer de la nourriture aux sans-abris. Sur le groupe de douze jeunes, Sarah, Sarang, Toufik et Yolaine se sont retrouvés ce vendredi après-midi, pour préparer la soupe avant de partir en maraude.

Pelant et coupant les légumes, ils reviennent sur l’origine de ce projet. « C’était il y a deux ans, lors d’une soirée sur la Palestine, se souvient Sarang. On s’est dit qu’on devait préparer un voyage solidaire. Et puis, on a fini par choisir de faire des maraudes. »

Appuyé par l'espace Nelson-Mandela, ils sont allés solliciter les commerçants du coin. La boulangerie et la pharmacie du centre commercial voisin ont répondu présents, ainsi qu’une enseigne de fast-food bien connue. Yolaine reconnaît : « Rencontrer les sans-abris, ça a changé ma manière de voir. »

#213 NexT Generations

Ils veulent faire danser Bonneuil

« Le point de départ ? C’est Mickael Jackson !, tranche Jordan, approuvé par Lewis, Tidiane et Dickson. Quand on l’a vu danser, on a tous voulu faire pareil. »

Le quatuor NexT Generations existe depuis quatre ans et continue à défendre la chorégraphie hip-hop. Ce samedi de mars, les amis préparent, dans la salle de danse de la Maison de la réussite, leur participation au show de Miss Eud, une artiste haïtienne qui officie dans le genre Dancehall, prévu en avril.

Par ailleurs, en dehors des heures de travail – « ça complique un peu les choses », regrette Lewis -, ils essaient de tourner une vidéo pour les réseaux sociaux. Dans un milieu fortement marqué par la compétition, la bande des quatre maintient la passion et s’ouvre à toute collaboration. Tidiane martèle : « Si on nous propose quelque chose, on fonce ».

Rendez-vous à la fête de la musique ?

#212 Martial BLAIN

Au firmament du bâton

Concentré sur les compétitrices et compétiteurs, Martial Blain contrôle l’ordre de passage des participants au championnat Île-de-France de twirling bâton.

C’est le deuxième événement d’ampleur qu’organise depuis janvier le club des Twirl' Stars, dont il est la cheville ouvrière. Issu d’une famille bonneuilloise connue pour son engagement dans le monde des majorettes et du twirling, il a créé l’association en août 2005, « pour mêler la gym et la danse au bâton ».

Depuis, il a placé Bonneuil au top de la discipline en Île-de-France. Le 24 mars, à l’issue des qualifications, plusieurs des équipes bonneuilloises, dont celle à laquelle il participe, ont obtenu leur place en championnat de France. Pour obtenir ces résultats, Martial consacre 20 heures par semaine, « à côté de mon travail d’ATSEM dans les écoles », à sa passion.

#211 Marie-Pascale Guiraud

L’entreprise qui restaure les perles du passé

Depuis bientôt 12 ans, niché au coeur de la zone industrielle des Petits-Carreaux, des vas-et-viens se concentrent sur un atelier. L’entreprise Bobin tradition nettoie et restaure tapisseries et tapis anciens parmi les plus précieux du patrimoine français. « Mais pas que ! », insiste Marie-Pascale Guiraud, sa directrice générale.

« Nous pouvons intervenir aussi bien sur des oeuvres de Jean Lurçat que sur des capes de protocole ou des icônes. C’est un métier très gratifiant », précise celle qui dirige l’entreprise de dix salariés depuis dix ans. La clientèle, qui apprécie la sécurisation des Petits-Carreaux, se partage à presque parité entre particuliers et institutions, des musées aux collectivités dont le Château de Versailles ou encore, le Musée du Louvre.

Forte de plus de 100 ans d’histoire et d’expérience, Bobin tradition regarde vers l’avenir dans un environnement qui a tout de même beaucoup évolué.

#210 Samy TOUABI

Viser les JO 2024, ça ne lui fait pas peur !

Brillant collégien de 13 ans, Samy, 1m70, évolue à la section natation du CSMB depuis ses 5 ans. Il débute les compétitions à 9 ans. Depuis, cette graine de champion a déjà raflé 21 médailles, dont 8 au dernier championnat de France FSGT, les 26 et 27 janvier : 4 en or, 3 en argent et 1 en bronze !

Un palmarès dont il est « fier ». La clé de ce succès ? « C’est grâce à mes entraîneurs Fabrice, Cyrielle et Amélie, à Diogo, notre président, à leurs entraînements exigeants et douloureux menés dans la bonne humeur ».

La natation lui a permis, dit-il, de « se forger un esprit d’équipe et un sacré mental », qu’il aimerait mettre à profit pour « devenir nageur professionnel ou pilote de ligne », en attendant de se frotter aux « FSGT d’été, aux championnats du monde FSGT en 2021 et aux JO en 2024. Ce serait une expérience de folie. » Rien n’est moins impossible pour cet ado prometteur !

#209 Élise du CIDFF



Juriste contre les violences faites aux femmes

Cette jeune femme de 32 ans travaille au Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF).

Elle tiendra une permanence bonneuilloise à compter du 11 mars au service social dans le cadre d’une convention avec la Ville.

« Bonneuil a toujours été très investie dans le réseau de lutte contre les violences faites aux femmes. Il y a plusieurs années que nous envisagions de pouvoir recevoir les femmes victimes de violences sexistes dans leur ville. La proximité, favorise le lien ».

Ce qu’elle proposera : « De l’écoute, de la reformulation, de la prise de conscience sur la gravité des faits et une orientation. Le réseau est composé d’un panel de professionnels. » Et de préciser : « Ce travail est engagement personnel, de militantisme féministe, de lutte contre le patriarcat. C’est un travail-passion, pour moi, qu’on ne fait pas sans empathie. Je me sens très utile ».

#208 Josette, Myriam, Annie et Jean-Georges

Fonctionnaires un jour, fonctionnaires toujours

Voilà quatre retraités - tous bénévoles du Secours populaire (SPF) et retraités de la Direction générale des impôts - qui ne comptent pas leur temps pour venir en aide à la population. Ils ont tenu, l’an dernier et cette année, des permanences fiscales gratuites pour aider les usagers à remplir leurs déclarations d’impôts ou à se sortir de l’imbroglio du prélèvement à la source.

« Nous sommes attachés au service public de proximité. Nous y sommes tous entrés avec conviction et dans l’idée de servir », avancent-ils. Et Jean-Georges de dénoncer « On nous vante l’administration sans guichet. Ce n’est pas vrai que c’est simple. Nous voulions que les personnes qui viennent au SPF aient un avis d’imposition, même s’ils ne sont pas imposables, pour faire valoir leurs droits, les aider à passer ce cap et lutter contre la fracture numérique. »

#207 Myriam et Anthony SHAKER

Mère et fils lèvent le rideau !

« Quand j’ai eu connaissance de ce projet participatif autour du chant, j’en ai tout de suite parlé à mon fils, Anthony », raconte la maman. Son garçon de 10 ans de répondre : « J’ai tout de suite dit oui ! Je fais de la chorale à l’école, j’aime beaucoup chanter ».

L’occasion aussi de partager, avec une trentaine d’autres Bonneuillois, un projet chaque lundi entre novembre 2018 et le 3 février de cette année animé par un chef de choeur très apprécié, Benjamin Vinit. « Notre meilleur souvenir ? La représentation sur scène le 3 février », lancent-ils sans hésitation. « Je tremblais mais… C’était trop bien », sourit Anthony.

Quant à Myriam, elle cherche à poursuivre la pratique du chant. « Peut-être au conservatoire », songe-t-elle.

#206 Estelle-Sarah BULLE

Un premier roman auréolé de 7 prix littéraires

Là où les chiens aboient par la queue, est le titre insolite de son premier roman. « C’est la traduction de l’expression créole Cé la chyen ka japé pa ké. Cela désigne un lieu très reculé, comme on dirait pétaouchnoc », éclaire la sémillante auteure de 44 ans, originaire de Bonneuil.

Elle y narre, sur plusieurs générations, la fresque familiale, le métissage hérité d’un père guadeloupéen et d’une mère ayant grandi à la frontière franco-belge, l’exil intérieur. L’oeuvre, écrite sur le tard, sommeillait. « J’en ai toujours eu envie. L’écriture et la lecture ont toujours peuplé mes dimanches à Bonneuil. Mais je ne voulais pas le faire en dilettante et m’y consacrer à plein temps. »

Depuis la parution, en août dernier, la romancière, qui porte au pinacle Proust et Chamoiseau, a raflé sept prix littéraires ! Un conte de fée qu’elle savoure et aimerait poursuivre avec son deuxième roman en préparation. On a hâte !

Là où les chiens aboient par la queue est publié aux éditions Liana Levi. Il est en prêt à la médiathèque Bernard-Ywanne

#205 Corinne ISSIGHID

Déterminée !

À 49 ans, cette habitante des Libertés faisait partie des 110 diplômés mis à l’honneur par la Ville en novembre dernier. Elle vient de décrocher un diplôme universitaire de suivi du patient diabétique.

À l’âge de 22 ans, alors qu’elle cherchait un emploi saisonnier, elle a été recrutée aux hôpitaux de Saint-Maurice, où elle est restée 10 ans comme agent des services hospitaliers. À force d’observer ses collègues, elle a tenté le concours d’aide-soignante. Diplôme en poche, elle a pratiqué en médecine et en psychiatrie. Avec toujours cette soif d’apprendre, elle a obtenu son diplôme d’infirmière en 2014.

« On m’a coupé l’herbe sous le pied quand j’étais jeune, confie-t-elle. Je n’ai pas pu faire d’études ».

Aujourd’hui, Corinne prend une revanche sur la vie et se réalise dans les études avec passion et dans son métier avec dévouement. « Je me perfectionne avec divers diplômes. Qui sait, la fin du numerus clausus me permettra peut-être de devenir médecin… » Bravo !

#204 ALAIN et GEORGES font des vidéos

Il filme son père, malade d'Alzheimer, pour stimuler sa mémoire

Alain a 30 ans, est passionné de vidéo. Georges, son père, 81 ans, réside à l’Ehpad Erik-Satie, souffre de la maladie d’Alzheimer.

Voilà 7 mois qu’Alain a ouvert une chaîne, « Georges fait des vidéos », sur la plateforme internet YouTube. Plus de 2 000 abonnés au compteur, des épisodes chaque semaine, des lives, des « vlogs »... Son idée ? : « Stimuler la mémoire de Georges avec des jeux, des discussions, des balades en ville... Il y a pris goût. Il accepte sa maladie et s’est bien fait à l’Ehpad, qu’il définit plutôt comme un hôtel… »

L’octogénaire aux yeux rieurs se prête au jeu et fait montre d’un humour fin. Ancien boxeur et voyageur grâce à ses différents métiers, un peu pianiste aussi, les différents objets posés çà et là dans sa chambre racontent son histoire et activent sa mémoire.

Objectif pour 2019 : un court-métrage sur la maladie d’Alzheimer pour la faire connaître et sensibiliser le grand public.

Découvrez la chaine YouTube de Georges et Alain

#203 Pervin CARBOGA

Les doigts de fée de Bonneuil

Mercredi 2 janvier 2019, Pervin a concrétisé un rêve nourri depuis une dizaine d’années : créer son entreprise, la retoucherie « Les doigts de fée », ouverte au 19 avenue Auguste-Gross.

Un défi qu’elle relève avec lucidité et optimisme. « Je ne gagnerai pas des millions, mais je vais voir du monde, rendre service et donner une seconde vie aux vêtements, un plus pour l’environnement ».

Un choix guère anodin : « Mes parents et mon mari sont du métier. Je baigne dans cet univers depuis mes 10 ans ». Ourlets, cintrages, changements de fermetures éclairs et autres réparations n’ont plus de secret pour cette dynamique quadra qui fourmille d’idées pour l’avenir. « Je vais proposer d’être relais pour de la cordonnerie, le lavage de tapis, aménager un dépôt-vente de vêtements de soirée et exposer des oeuvres fait-main (colliers, tricots…). »

Ouvert du mardi au samedi, de 8h30 à 13h et de 15h30 à 19h30.

#202 Le nouveau Conseil Local de la Jeunesse

La parole aux jeunes !

Katia, Hatice, Nawelle et Ilyes (11-14 ans) ; Mamedi, Sara, Mathilde, Meriem et Jason (15-17 ans) ; ainsi qu’Iyad, Hariette, Sean, Mohammed et Roma (18- 25 ans). Ils sont quatorze volontaires, originaires de tous les quartiers de la ville, à rejoindre le conseil local de la jeunesse (CLJ), nouvel espace de démocratie participative à Bonneuil, installé à l’espace Nelson-Mandela.

Trois collèges : les 11-14 ans, les 15-17 ans et les 18-25 ans sont ici représentés. Leur première réunion mensuelle, avec les animateurs du service municipal de la jeunesse, s’est tenue vendredi 14 décembre. Des séances régulières leur permettront d’exprimer leurs besoins en termes de projets et d’animation. Des souhaits qui seront transmis aux élus municipaux pour étudier les capacités financières.

Rappelons que le CLJ est créé selon la volonté du conseil municipal afin de permettre aux jeunes de s’emparer des questions qui les concernent au quotidien.

#201 Les artistes de Bonneuil Arts et Loisirs

On aime les voir en peinture

Janine, Baya, Jean-Claude, Marie-Thérèse, Rozenn, Bernadette, Colette, Fat, Joëlle, Joëlle, Esther et Roseline… Voici les douze artistes amateurs de l’association Bonneuil Arts et loisirs (BAL). Leurs oeuvres (59) ont été exposées en décembre lors du 13e Salon d’automne, à la médiathèque Bernard-Ywanne.

« Acrylique, pastel, aquarelle, collage… Nous pratiquons différentes techniques, explique Marie-Thérèse Husson, présidente de BAL. Cette exposition, c’est le travail de deux ans. » Vendredi 7 décembre, plus d’une soixantaine de Bonneuillois participait à son vernissage. « Bravo pour ce que vous faites, merci de nous émerveiller avec toutes ces oeuvres ! », les a félicités le maire Patrick Douet. Si la plupart sont retraités, Marie-Thérèse insiste : « Tout le monde peut venir ! Nous nous retrouvons chaque jeudi. Les anciens y forment les nouveaux, c’est vraiment très convivial. »

#200 Des collégiens slameurs

Lyes, Serrine, Ziyade, Lina, Kana, Mendhy, Élodie, Yanis, Kerdja, Yannis, Amine, Asma, Bintou, Kenza, Yassa et Gounedi

Seize jeunes bonneuillois ont participé, durant trois ans, à des ateliers d'écriture sur la laïcité et des valeurs philosophiques de la religion avec la création de slams. Les ateliers ont donné lieu à la réalisation d’un documentaire par Armand Bernardi, dans un projet conduit avec le Club Léo-Lagrange.

Lors de la projection le 18 décembre en avant-première, à la salle Gérard-Philipe, le maire Patrick Douet a tenu à féliciter ces jeunes pour leurs travaux. « La laïcité est souvent mal interprétée dans notre société. Elle fait partie des débats. Les familles ont dans ce projet laissé leurs enfants s’exprimer. »

#199 Annie DUVERGER

Vent debout pour défendre les locataires d’Oradour !

Annie, 71 ans, fait partie de ces retraités dynamiques qui consacrent du temps aux autres. Réélue en décembre au poste d’administratrice CNL dans le Val-de-Marne, chez le bailleur social I3F, elle assure également, et bénévolement, la présidence de l’amicale des locataires CNL de la résidence Oradour-sur-Glane, depuis sa création en 2005. Une résidence, où elle a posé ses valises en 1974, qu’elle défend bec et ongles.

« J’y consacre du temps, mais c’est dans mon tempérament, j’ai besoin de m’occuper, confie cette ancienne secrétaire comptable. Ici, à Oradour, c’est de pire en pire. On attend toujours des travaux d’envergure, mais depuis 2005, chaque année, nous avons des remboursements de charges d’I3F, reversées aux locataires. »

Peu étonnant que l’amicale, qui compte 98 adhérents pour 398 logements, soit une des plus importantes du département.