Pionnière dans la géothermie et exemplaire dans d’autres domaines, la Ville de Bonneuil a fait du défi environnemental une priorité de son action. Aujourd’hui, cet enjeu traverse tous les aspects du quotidien des Bonneuillois. Objectif ? Agir directement pour une ville où mieux vivre et une planète où mieux respirer.

Réchauffement climatique entrainant dérèglements et catastrophes, neuf millions de morts en 2015 liés à la pollution de l’air dans le monde (selon l’OMS), un million d’espèces animales et végétales menacées aujourd’hui d’extinction (selon l’ONU)... 

À l’heure où l’enjeu de la santé de notre planète envahit tous les débats, notamment avec la mobilisation des gilets jaunes et lors des élections européennes, devenant peu à peu la problématique centrale de notre époque, quelle réponse politique porte à son échelle la municipalité de Bonneuil, ville industrielle et à forte densité urbaine, à la crise climatique, à celle de la biodiversité, ou encore à celle de l’eau et de la qualité de l’air ?

Selon l’enquête réalisée par l’institut de sondage Kantar public fin 2017, la question de l’environnement émerge fortement à Bonneuil, entrant parmi les six principales préoccupations des Bonneuillois. Aussi, est-il nécessaire de rappeler l’engagement de la municipalité et de détailler son action, qui dépasse largement le seul souci d’aménager des espaces verts.

Et cet engagement est de longue date ! Dans les domaines de la transition écologique et du développement durable, Bonneuil fait même figure de pionnière.

Point de vue du maire :

« La ville du 21e siècle, à mon sens, doit allier des zones d’habitats de qualité - respectant les critères les plus élevés en matière de consommation d’énergie, de matériaux de construction, etc - ainsi que, dans le même périmètre, des emplois, des services publics et des loisirs, pour réduire les déplacements, source de pollution.

Aussi, la transition écologique doit bénéficier à tous.

On ne peut pas se contenter de faire payer des taxes carbones qui pénalisent avant tout la majorité des citoyens qui travaillent. C’est illusoire.

C’est pourquoi, à Bonneuil, nous sommes aussi particulièrement attentifs au déploiement de mode transports alternatifs à la voiture.

Aujourd’hui, grâce à nos efforts et ceux du Conseil départemental, les Bonneuillois peuvent profiter de la ligne 393 de la RATP en site propre, équipée de bus roulant au GNV et à l'électricité, qui les place à 5 minutes du métro ou du RER. De plus, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest, la Ville est reliée au réseau de pistes cyclables du département.

Dans ce sens, nous nous sommes portés candidat pour accueillir dans notre ville le dispositif Véligo, service de location de vélos à assistance électrique mis en place par Île-de-France mobilités. Avant 2030, nous explique l’économiste et urbaniste Frédéric Héran, les cyclistes seront plus nombreux que les automobilistes. Chiche ! »

Alors que la pollution liée au chauffage urbain est reconnue comme la première source de pollution de l’air en Île-de-France - devant le trafic routier (selon un classement d’Airparif) ! - la Ville de Bonneuil a très tôt fait le choix de la géothermie, dès 1986. Cette énergie 100% renouvelable, à faible empreinte carbone, chauffe actuellement plus de 80% des logements de la commune, auxquels s’ajoutent les équipements publics dont la piscine Marcel- Dumesnil.


Bonneuil, c’est aussi le 2e port multimodal d’Île-de-France, résultat de la volonté des maires successifs Henri Arlès (1935- 1971), Bernard Ywanne (1971 - 2004) et aujourd’hui Patrick Douet.

Si bien qu’aujourd’hui pas moins de 2 millions de tonnes de marchandises y transitent chaque année par voie fluviale et par voie ferrée.

Soit l’équivalent de 80 000 camions semi-remorques en moins sur nos routes ! À savoir, un camion peut transporter environ 25 tonnes quand un convoi fluvial peut acheminer jusqu’à 5 000 tonnes, émettant en moyenne 4 fois moins de CO2.

Mais l’action municipale est loin d’en rester là. Depuis plus de 10 ans, conjointement au projet de ville et la rénovation urbaine, Bonneuil déploie de nombreuses initiatives et investissements en faveur de la transition écologique, du développement durable, de la préservation des espaces et ressources naturelles ou encore de l’éco-citoyenneté.

Pour une ville où il fait bon respirer !

Réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre, préserver les espaces naturels, développer des espaces verts, former les citoyens aux bons gestes pour l’environnement… Bonneuil agit sur tous les fronts pour relever le défi climatique !

Étendre la nature en ville

Qui parle écologie et environnement, parle évidemment de vert et d’espaces verts. Bonneuil, pourtant classée dans la zone à forte densité urbaine de l’agglomération parisienne, n’est pas en reste.

Elle abrite notamment les dernières berges naturelles de la Marne en Val-de-Marne : le Bec de canard. Un espace naturel de 10 hectares, sur 800 mètres, que la Ville défend bec et ongle. Des travaux de renaturation s'engageront dès 2020. Créer des espaces verts, c’est évidemment l’engagement de la municipalité.

« Dans le cadre de la rénovation urbaine, de nombreux espaces arborés et fleuris, publics ou privatifs, ont vu le jour ou ont été revalorisés », assure Sabri Mekri, adjoint au maire délégué au cadre de vie. Pour résumer, en 5 ans, pas moins de 27 000 fleurs annuelles et 25 000 bisannuelles supplémentaires, 240 nouveaux arbres et 12 300 arbustes, vivaces et graminées ont été plantés par la Ville. Un acte écologique important pour réduire les gaz à effet de serre, puisqu’un arbre stocke en moyenne près de 50 kg de CO2 par an.

C’est aussi bon pour la biodiversité, notamment pour les abeilles dont la survie influence directement la nôtre.

Création d'une coulée verte 

Au quartier Saint-Exupéry, avec le groupe Valophis, d’importants aménagements ont permis d’embellir les espaces verts. Prochainement des jardins partagés y seront plantés.

Dans le cadre du projet Butte Cotton/Cosom, à République, qui programme de nouveaux logements et un nouveau gymnase, la municipalité prévoit également de restituer un nouveau grand espace vert arboré.

Au sein de la ZAC Aimé-Césaire, un verger et un premier tronçon de la future coulée verte viennent d’être livrés, accommodés d’un parcours sportif.

Le projet de future coulée verte, qui à terme reliera les grands ensembles aux bords de Marne, traversera notamment le grand parc de la cité Fabien. Poumon vert en coeur de ville, ce grand parc sera également redessiné dans le cadre de la rénovation du quartier, avec des aires de jeux et de sport libre, des aménagements paysagers, des liaisons douces, etc.

En avant la transition écologique

Autre engagement de la municipalité, celui de la transition écologique. Bonneuil est pionnière en ce domaine, avec la géothermie notamment qui chauffe 80% des logements de la ville. À savoir, la géothermie produit 3 à 6 fois moins de CO2 que le chauffage électrique.


Mais d’autres mesures sont appliquées à Bonneuil. Comme le remplacement de tout l’éclairage public par des ampoules LED que mène la Ville depuis 3 ans. Les ampoules LED, dont la durée de vie est 5 à 20 fois supérieure aux ampoules incandescentes, sont aussi 20 fois moins énergivores.

Côté restauration scolaire, la Ville s’engage, avec le Sirm, pour une restauration de qualité favorisant des circuits courts, l’agriculture locale et des aliments éco-responsables. Depuis 2016, des produits Bio notamment ont été introduits dans les assiettes des enfants, et depuis peu : des produits issus de la pêche durable, de l’agriculture raisonnée ou encore labellisés Bleu-blanccoeur.

Depuis plusieurs années, la Ville et ses partenaires, dont l’agence portuaire et le Conseil départemental, agissent également pour développer des modes de déplacements alternatifs et ainsi réduire les émissions de CO2 et de particules fines, à l’origine des importantes dégradations de la qualité de l’air et du réchauffement climatique : pistes cyclables, TCSP, nouvelles lignes de bus, et bien sûr le développement du transport fluvial comme alternative au « tout camion ».

La meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas

Pour cela, la municipalité milite aussi pour le développement des carburants alternatifs. En 2015, la Ville a notamment inauguré la première station publique en Île-de- France de gaz naturel véhicule (GNV et bio-GNV), carburant qui réduit de 90% les émissions de particules fines. Aussi, les services municipaux renouvellent progressivement leur parc automobile en se dotant de véhicules GNV et électriques : voitures, camions, vélos, trottinettes... Bonneuil sera d’ailleurs cet été, la première commune d'ïle-de-France équipée d’une balayeuse GNV ! 

 

« La meilleure énergie est celle que l'on ne consomme pas », estime Sabri Mekri. Aussi, la transition écologique à Bonneuil, c’est la construction de logements écologiques.

Dans le cadre de la rénovation urbaine, plus de 1 000 nouveaux logements ont été bâtis.

Tous sont raccordés à la géothermie et répondent aux exigences et normes environnementales : label BBC (basse consommation), réglementation thermique RT 2012, Certification habitat et environnement, etc. Ce sont aussi des équipements tels que le centre technique municipal et l’espace Nelson-Mandela dotés de bassins et récupérateurs d’eaux de pluie pour l’arrosage des fleurs et ainsi diminuer la consommation d’eau.

C’est aussi un processus de dématérialisation mené par l’administration communale, réduisant fortement la consommation de papier des services municipaux. Etc.

Tous éco-citoyens !

Autre axe fort du plan d’action de la municipalité en faveur de l’environnement, c’est la promotion de l’éco-citoyenneté et la sensibilisation des habitants aux enjeux écologiques. C’est le cas particulièrement avec les journées de nettoyage collectif, mises en place en 2018. Elles ont pour but de sensibiliser, outre à la propreté, aux pollutions générées par ces déchets et emballages plastiques délaissés dans nos rues.

Parallèlement, les équipes d’animation du service municipal de l’enfance mènent tout au long de l’année des actions d’information et de prévention envers les enfants, sur les thèmes du tri des déchets, du gaspillage alimentaire ou encore des économies d’énergie. Sur ce dernier terme, des ateliers sont organisés plusieurs fois par an par la Ville et ses partenaires (Face 94, EDF et ERDF), à destination des habitants, des associations et des centres de loisirs.

À Bonneuil, la promotion de l’écocitoyenneté passe aussi par le soutien aux acteurs de l’économie verte et de l’économie circulaire qui limite la consommation et le gaspillage. À l’image de l’Amap « Les Paniers de Bio’nneuil », de la MJC qui entretient un jardin « biotager », du Secours populaire qui organise chaque année la Foire aux livres, et d’Ateliers sans frontières qui recycle du matériel informatique.

Des projets d’avenir

Le prolongement de la RN 406 qui devrait débuter à la fin de l’été, et pour lequel les Bonneuillois se sont tant mobilisés, permettra de réduire considérablement les pollutions sonores et de l’air à Bonneuil. Il permettra également de renforcer et de développer l’activité portuaire.

Activité tournée de plus en plus vers l’écologie industrielle, avec des entreprises telles que Veolia, Écopur ou Yprema qui recyclent les matériaux de déconstruction, et bien d’autres. Le maire Patrick Douet milite aussi pour l’implantation dans le port d’un site de production de Bio GNV, carburant synthétisé à partir de déchets ménagers et industriels.

Autre projet qui tient à coeur la municipalité, c’est l’amélioration de la qualité de la Marne pour retrouver un jour une eau de baignade. Dans ce sens, la Ville de Bonneuil est membre du Syndicat intercommunal Marne Vive. Depuis 2013, elle est signataire de la Charte départementale de l’eau qui impose une série d’engagements pour lutter contre le gaspillage de l’eau, améliorer son assainissement, préserver et reconquérir les milieux naturels.

À vos binettes, citoyens !

Pour l’environnement et notre santé, la transition écologique passe aussi par l’arrêt total de l’utilisation des produits phytosanitaires. Herbicides, insecticides ou fongicides font depuis longtemps partie de notre quotidien. Cela doit changer !

Dans l’air, sur nos fruits et légumes, dans nos placards... Quelque 309 substances actives sont actuellement autorisées en France. Elles sont partout, mais ne sont pas sans conséquence.

En 2013, l’Inserm apportait un rapport accusateur : elles sont directement la cause de cancers, de la maladie de Parkinson ou encore de malformations foetales. Les dangers pour l’environnement sont aussi nombreux : pollution de l’air, contamination des nappes phréatiques, destruction d’espèces dont les abeilles, etc.

C’est pourquoi, fort heureusement, la réglementation évolue enfin. Depuis 2017, la loi Labbé interdit leur utilisation aux collectivités et à toutes personnes publiques. Depuis le 1er janvier 2019, cette interdiction s’est étendue aux particuliers qui ne peuvent plus en acheter, en détenir ni en utiliser pour leurs jardins ou plantes d’intérieur.

Et pour les défenseurs de l’environnement et de la santé, auxquels se joint la municipalité, cette interdiction doit désormais être totale, autrement dit s’appliquer à l’agriculture. C’est pourquoi le maire Patrick Douet appelle tous les citoyens à rejoindre le mouvement « Nous voulons des coquelicots », qui rassemble de nombreuses personnalités et citoyens de toute la France pour l’interdiction des pesticides de synthèse.

Mais il appelle aussi les Bonneuillois à changer leurs habitudes au quotidien, notamment en participant à l’entretien de la voirie de façon citoyenne. Car qui dit « zéro phyto » dans nos rues et espaces verts, dit la nature reprend le dessus ! Ce sont herbes, fleurs et mousses qui ressurgissent sur nos trottoirs. Alors, à vos binettes citoyens !