Afin de réduire le trafic de 5000 camions par jour dans Bonneuil, le prolongement de la RN 406 a comme principal objectif d’améliorer la desserte du port depuis le réseau magistral, en lui offrant un accès rapide depuis l’A86. Le projet consiste à réaliser une section de route d’une longueur totale de 2 km. La RN406 c’est parti !

Les maires successifs en ont rêvé. Ce projet qui allie l'économique, l'écologique et le social va enfin se concrétiser.

Patrick Douet Maire de Bonneuil-sur-Marne

Carte du tracé du prolongement de la RN406

Mardi 7 juin 2016, dans le port de Bonneuil, la convention de financement de la desserte du port par la RN 406 a été signée par les cinq financeurs du projet. Pour les Bonneuillois, ce sont 30 ans de mobilisations, de pétitions et d’actions, qui viennent d’être enfin récompensés. Ce projet, dont les travaux débuteront dès 2018, permettra notamment de désengorger le centre ville de Bonneuil, où transitent chaque jour près de 4000 camions, et de réduire ainsi les nuisances et pollutions pour les habitants.

Au total, 77,2 millions d’euros sont financés pour réaliser les 2km de voies qui raccorderont l’échangeur de la RD 19 au port de Bonneuil :

  • État et Région financent chacun à hauteur de 25,1 millions d’euros (dans le cadre du Contrat de plan État/Région)
  • Ports de Paris : 15 millions
  • Département : 7,5 millions
  • Le Territoire Grand Paris Sud Est Avenir : 4,5 millions

Pour signer cette convention, étaient présents Laurent Cathala  (président du Territoire), Valérie Pécresse (présidente de la Région Ile-de-France), Christian Favier (président du Département du Val-de-Marne), Thierry Leleu (préfet du Val-de-Marne), et Régine Bréhier (directrice générale de Haropa-Ports de Paris). Cette dernière a insisté sur « un projet nécessaire pour le développement du port », qui va « permettre des créations d’emplois, en plus des 2000 emplois directs déjà existants ». Christian Favier s’est félicité de la participation du département au projet, rappelant la grande attente populaire, d’autant que l’effort pèse lourd dans le budget départemental, fortement touché par l’austérité imposée par le gouvernement. La présidente de la Région, Valérie Pécresse, a quant à elle souligné : « ce ne sont que 2 km, mais dont l’enjeu économique et écologique est primordial pour notre région ».